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Récit symbolique et récit rationnel dans le journal d'Henriette Dessaulles

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Monique Boucher-Marchand

Résumé du colloque

L'édition critique du journal d'Henriette Dessaulles (Jean-Louis Major, PUM, 1989) présente l'auteure des lettres de Fadette dans ses tourments les plus vifs, ceux qui surviennent à l'adolescence. L'analyse du texte révèle en effet une écriture personnalisée qui propose aux destinataires du journal (réels et virtuels) "une perception qui étonn[e] par sa vivacité, un regard, des désirs, un jugement, une soif de vivre, une ardeur, un humour" (Major, p.13) révélateurs d'une passion inextinguible. Mais au-delà de la vision psychanalytique, ou biographique, du "personnage-écrivant" que donne à lire le journal, l'analyse symbolique révèle qu'un fil conducteur traverse l'ensemble du texte ; ce fil, tel celui d'Ariane, conduit le lecteur vers le récit de l'imaginaire qui fonde la volonté de communiquer, cette volonté qui transparaît dans le(s) genre(s) littéraire(s) choisis par l'auteure. Par ailleurs, l'étude comparative entre les lettres de Fadette et le journal doit dégager une certaine forme d'unité entre le fictif et le réel, toujours dans la perspective de l'examen du récit imaginaire. Ainsi, du récit dit rationnel au récit plus symbolique, les rencontres permettent de vérifier la proposition de Gilbert Durand sur le caractère dynamique et interactif de l'imaginaire, en un mouvement qui va du particulier au collectif - dans l'optique d'une réception significative (Jauss) -, à partir du moment où le texte personnel est aussi - et devient - une production sociale.

Contexte

manager icon Responsables :
Hélène Marcotte
host icon Hôte : Université de Trois-Rivières

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