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Réécrire, revivre, oublier : la genèse et la publication de « La douleur »

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Ania Wroblewski

Résumé de la communication

En 1985, Marguerite Duras publie "La douleur", un livre réunissant des récits et des extraits d’un journal écrits quelque temps après la seconde guerre mondiale. En 2006, Sophie Bogaert et Olivier Corpet, dans une édition intitulée "Cahiers de la guerre et autres textes", publient les fameux cahiers des armoires bleues en leur entier. Avec la parution de cet ouvrage-là plusieurs questions se posent. D’abord, peut-on lire actuellement "La douleur" en tant que journal intime tout en connaissant l’existence d’un ‘manuscrit’? Quelle est l’importance de la publication de "La douleur" étant donné les nombreuses rectifications minutieuses apportées par Duras elle-même sur les ébauches des "Cahiers de la guerre"? Finalement, à quoi bon revenir, quarante ans plus tard, sur les événements qui sont décrits dans les deux ouvrages sinon pour en souffrir encore? Par une analyse de certains passages supprimés ou rajoutés par Duras lors de la réécriture et de la subséquente publication de son journal – notamment, des paroles et des silences qui remplissent "La douleur" – cette étude explorera ce qui motiva la prise de parole publique et tardive de l’écrivaine sur une souffrance très personnelle et évaluera les conséquences d’une telle action. Peut-être n’est-ce que par la mise en récit, par la fictionnalisation d’un passé traumatique que Duras arriva au bout de la douleur, qu’elle put en faire de la littérature.

Résumé du colloque

Non; ne s’applique pas.

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

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