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Réflexion et travail enseignant : l’oubli de l’objet enseigné

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Bernard Schneuwly

Résumé du colloque

Située dans la tradition idéaliste (notamment Hegel, repris pas Dewey ; Zahn, 1992) dont cependant elle ne reprend que certaines dimensions, la théorie du praticien réfléchi (Schön, 1983) peut être décrite, du point de vue didactique, par trois traits : la réflexion apparaît comme communion quasiment immédiate du sujet avec son action ; elle est anhistorique et atomiste ; conçue comme identique à travers les professions, elle n’est pas axée sur les dimensions spécifiques d’une action – moins encore d’un travail, par exemple, pour l’enseignant, sur le savoir au sens que lui donne Coménius. Ce sont paradoxalement ces traits qui expliquent le succès de cette théorie, compatible avec une conception de l’école comme entreprise (Laval, 2004). Le point de vue didactique se différencie de cette approche (Ronveaux, 2006). En effet, le travail enseignant y est considéré comme pratique collective, historiquement constituée, avec au cœur l’objet d’enseignement construit à l’aide d’outils sémiotiques, en vue de son appropriation par des élèves. Si, certes, la réflexion est constitutive de ce travail – comme de tout travail –, la connaissance et la maîtrise des outils et gestes didactiques le sont encore plus (Schneuwly, 2000). Ce qui signifie méthodologiquement que l’analyse du travail de l’enseignant est reconstruction interprétative d’événements concernant un travail sur le savoir dans un contexte historique et institutionnel (Schneuwly & Dolz, 2009).

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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