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Réflexions en marge d’une réclame pour un "bleu à laver"

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Léo Pariseau

Résumé du colloque

Un blanchiment chimique trop répété des textiles les ruinerait. L’inoffensif bleuisseage est généralement suffisant — jaune et bleu étant complémentaires, on voit blanc. Les bleus à laver insolubles (indigo, bleu de prusse, outremer artificiel) sont maintenant concurrencés par des pigments solubles. L’auteur présente échantillon et réclame d’un bleu soluble déclaré « très supérieur » à l’outremer. Sceptique, expose divers aspects du problème. A priori favorise l’outremer, dont le dépôt de fines parcelles sur fond jaunâtre réalise l’artifice des peintres « pointillistes »; ici et là, c’est faire de la « filtration ». Si le bleu est riche en vert, ce vert s’affirme, à moins d’un bleuisseage excessif. (L’auteur exhibe une serviette gâchée par son buandier.) — Rapport d’une série de tests. Insuffisants parce que les spécimens furent artificiellement vieillis dans des solutions de tartrazine, thé, etc. Sur le jaune, physiciens et physiologistes diffèrent. Ainsi : bichromate de potassium et nitrate de néodyme ammoniacal composent une solution jaune à l’œil, d’où les raies du jaune spectral sont pourtant absentes! (Voir Luckiesh. L’auteur emploie le verre Corning 512 au lieu du sel de néodyme.) En somme, essai à reprendre avec des tissus naturellement jaunis. Tous les « bleus à laver » font perdre de l’éclat; il y a virage au gris, peu perceptible, mais réel. Seule donc la spectrophotométrie comparative pourrait trancher le débat. Les ménagères qui déclarent plus commodes les bleus solubles pourraient bien constater que l’adsorption répétée d’une couleur d’aniline peut donner une teinte fruste à leur linge. Le vieil outremer lui, est entièrement éliminé par un rinçage énergique.

Contexte

host icon Hôte : Jardin botanique de Montréal

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