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Relativisation morphologique: l'affixe -able en québécois

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Alain Villeneuve

Résumé du colloque

Dans le cadre du programme minimaliste (Chomsky 1992), nous cherchons à caractériser la dérivation morphologique de certains adjectifs en -able du franco-québécois. Pour ce faire, nous posons l'hypothèse de la relativisation morphologique qui réduit la variation linguistique à la variation morphologique. Nous savons que l'affixe dérivationnel -able constitue la tête de l'élément lexical (puisqu'il détermine la catégorie) et qu'il est associé à une projection verbale d'un certain type de complément dans son domaine de complément (Di Sciullo 1993). Par exemple, -able est souvent associé en FS à un verbe "transitif" (cf. Hale & Keyser 1993): aimable/*mourable, déplorable/*pleurable, souhaitable/revable (mais cf. périssable, durable, ouvrable, etc.) On constate, par ailleurs, en FQ une abondante productivité des adjectifs en -able lorsqu'ils sont dans le champ de la négation: (1) a. C'est '(pas) disable comme c'est beau b. C'est un chemin qui est '(pas) allable c. C'est '(pas) travaillable par un temps pareil d. Il est '(pas) rejoignable ton mari Or nous tentons de rendre compte de ces faits en scrutant le comportement des objets morphologiques au niveau des interfaces de la grammaire dans le composant qu'il est convenu d'appeler la «forme morphologique» (Di Sciullo à paraître).

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Titre du colloque :

Linguistique

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