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Remèdes à déguster et plaisirs culinaires. Les Officiers de bouche et la santé aux XVIIe et XVIIIe siècles

JC

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Jocelyn Cadorette

Résumé du colloque

Depuis quelques années, la tendance occidentale en cuisine privilégie une alimentation saine et équilibrée qui mise sur les nouvelles saveurs et une part d’exotisme. Présentée comme un courant culinaire novateur, pouvons-nous réellement la considérer comme telle? Déjà dans la deuxième moitié du XVIIe une tendance similaire se dessinait. Officiers de cuisine et maîtres d’office pensaient déjà leurs menus en fonction des bienfaits des aliments qu’ils servaient. Les écrits qu’ils ont laissés nous renseignent doublement à ce sujet. D’une part, nous y retrouvons les caractéristiques médicinales de plusieurs aliments, de même que des prescriptions utiles sur leur préparation et leur service afin d’éviter malaises et désagréments. Parce qu’ils évoluaient dans un univers empirique qui se voulait de plus en plus scientifique, la perception qu’avaient les officiers de bouche sur les aliments à la fin de l’Ancien Régime balance entre de vieilles croyances médiévales et l’émergence des sciences alimentaires. D’autre part, nous retrouvons dans les traités culinaires des traces d’informations qui nous révèlent les relations qu’entretenaient les officiers de bouche avec les médecins et les scientifiques. La vaste majorité des officiers de bouche semblaient en accord sur un point : Médecins et médicaments devaient rétablir la santé, cuisiniers et aliments étaient là pour la maintenir.

Contexte

manager icon Responsables :
Tristan Landry
host icon Hôte : Université de Montréal

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