Renversement de l'effet stimulateur des androgènes surrénaliens et testiculaires sur la croissance de la ligne de cancer de la prostate humaine LNCaP par un antiestrogène
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Résumé du colloque
Un des problèmes majeurs de l'hormonothérapie du cancer de la prostate est le développement de la résistance au traitement. Pour obtenir plus d'information sur l'implication des facteurs connus dans le contrôle de l'activité des cellules cancéreuses, nous avons étudié la réponse de la croissance cellulaire aux stéroïdes (conc. 10-10, 10-6) d'origine surrénalienne et testiculaire en présence ou en absence d'un antiestrogène synthétique (EM-104). Une lignée de cancer de la prostate humaine, soit la lignée LNCaP, sensible aux androgènes mais également aux estrogènes, aux glucocorticoïdes et aux progestatifs a servi à cette étude in vitro. L'on a observé que la stimulation de la croissance des cellules LNCaP obtenue par dihydrotestostérone (5 fois le niveau de croissance basal) est moindre que celle obtenue par tous les autres androgènes ou métabolites étudiés. L'androstenone peut stimuler jusqu'à 15 fois la croissance cellulaire alors que l'on obtient une augmentation de 9 fois par la déhydroépiandrostérone, l'androst-5-ene-3β,17β-diol et la testostérone et de 10-11 fois par l'androstanedione, l'androstan-3α,17β-diol et l'androstan-3β,17β-diol. Le sulfate de déhydroépiandrostérone n'affecte pas la croissance cellulaire aux doses utilisées. Toutes les stimulations se présentent sous forme de courbes biphasique (stimulation suivie d'inhibition à concentrations plus élevées). La présence d'un anti-estrogène pur (1 μM) a causé une inhibition de plus de 40% et même, dans certains cas, de plus de 80% de la prolifération des cellules LNCaP induite par les stéroïdes ci-haut mentionnés et ce, de façon compétitive. L'inhibition a été inférieure à 30% dans le cas de l'androst-5-ene-3β,17β-diol. Les présents résultats démontrent l'importance majeure des androgènes surrénaliens et des métabolites des androgènes dans le contrôle de la croissance des cellules cancéreuses prostatiques LNCaP. L'anti-estrogène (EM-104) s'est avéré très efficace à inhiber partiellement et à modifier la réponse des cellules LNCaP à tous les stéroïdes étudiés.
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