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Répartition de la respiration du sol en ses différents flux dans une forêt boréale mixte

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David Paré

Résumé du colloque

La respiration du sol a été mesurée ponctuellement pendant une période de deux ans à l'aide d'un appareil portatif de mesure des gaz par infrarouge (IRGA) dans des forêts de l'Abitibi sur sol argileux bien drainé. Des peuplements de peupliers faux-tremble (Populus tremuloides) et de conifères (épinettes blanches (Picea glauca) et sapins baumiers (Abies balsamea)), d'âges différents (31,51 et 79 ans) ont été étudiés. Les mesures de respiration ont été faites sur des parcelles non-perturbées ainsi que sur des parcelles où les racines avaient été sectionnée afin d'estimer la respiration autotrophe des racines par différence. On a estimé la proportion de la respiration hétérotrophe qui provenait de la dégradation de la litière de racines de celle qui provient de la litière aérienne la méthode du budget de carbone. La respiration du sol, autant hétérotrophe qu'autotrophe est fortement contrôlée par la température et l'humidité du sol. La température du sol à 10cm a variée de 5 à 18oC lors des périodes d'observation et s'est toujours avérée un facteur limitant alors que l'humidité était tantôt sub-optimale et tantôt sous-optimale. Un modèle décrivant ces relations prédit la respiration du sol avec des R2 variant de 0.47 à 0.82 dépendant du peuplement. Les flux totaux et partiels de CO2 n'étaient généralement pas significativement différents entre les types de peuplements malgré des différences importantes dans la composition de la matière organique du sol. La respiration autotrophe représentait de 15 à 45% de la respiration totale, alors que la respiration hétérotrophe attribuable à la décomposition de la litière de racines variait de 45 à 67% et que la respiration attribuable à la décomposition de la litière aérienne n'était que de 10 à 17%. La méthode utilisée (IRGA) est reconnue pour donner des valeurs plus élevées que la méthode traditionnelle au bicarbonate en chambre statique. Les estimés de respiration totale pour ces sols étaient de l'ordre 1000g C/(m2.an). L'impact de la justesse de la méthode de mesure utilisée sur l'évaluation des flux de CO2 du sol est discuté.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

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