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Réponse protéomique de la pomme de terre (Solanum tuberosum L.) à l'herbivorie

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Marc-Olivier Duceppe

Résumé du colloque

L'étude des interactions plante-ennemi naturel à l'échelle moléculaire s'avère d'intérêt pour une compréhension et une utilisation optimale du concept de résistance induite en protection des plantes. Les travaux présentés ici décrivent, à l'échelle du protéome, les réponses différentielles de la pomme de terre, Solanum tuberosum L., aux blessures mécaniques, au doryphore de la pomme de terre (Leptinotarsa decemlineata Say) et au puceron de la pomme de terre (Macrosiphum euphorbiae Thomas). L'approche utilisée, basée sur l'électrophorèse bidimensionnelle, l'analyse d'image et la spectrométrie de masse, a révélé que 41 protéines foliaires, sur environ 400 étudiées, étaient sur- ou sous-exprimées chez les plantes traitées, en comparaison à leur expression chez des plantes non stressées. Les patrons d'activation et de répression observés différaient selon le stress exercé. Certaines protéines modulées étaient directement impliquées dans les mécanismes de défense; d'autres étaient plutôt associées au métabolisme énergétique, à la photosynthèse ou à la synthèse protéique. En somme, ces données mettent en évidence d'importantes variations quant au patron d'expression des gènes régulés par l'herbivorie [et différents agents inducteurs] chez la pomme de terre. La capture d'énergie solaire au niveau du compartiment chloroplastique, en particulier, pourrait s'avérer une cible de choix permettant à un insecte défoliateur comme le doryphore de la pomme terre d'altérer de façon marquée, via les composantes de sa salive, l'efficacité métabolique de sa plante-hôte.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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