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Reprise, « aboutage » et assemblage dans les vues Lumière

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André Gaudreault

Résumé du colloque

La présente communication veut rendre compte des développements survenus dans la recherche depuis une première communication sur le sujet, en avril 1995, au Musée de la civilisation de Québec (Colloque international « Cinéma : acte et présence »). Les deux communications s'inscrivent dans le cadre d'une recherche de longue haleine dont l'objectif consiste en l'étude des différents paramètres de l'avènement du montage au cinéma, à l'époque dite du cinéma des premiers temps. Il s'agit de se pencher sur les débuts du montage et sur les diverses modalités qui ont poussé les premiers tourneurs de manivelle à avoir recours à la « fragmentation de la bande ». C'est souvent d'abord et avant tout par le montage que le sens vient au film. Aussi apparaît-il important, aujourd'hui, de partir à la découverte des différentes pratiques de montage ayant eu cours avant qu'elles ne soient codifiées par l'institution cinématographique. Plus spécifiquement, ce sont les résultats d'un examen systématique des films et des documents d'époque relatifs aux vues Lumière qui feront l'objet de la présente communication. Il s'agira ici de proposer une étude du modus operandi des premiers opérateurs Lumière et d'essayer de comprendre ce qui les a amenés à passer allègrement de l'uniponctualité (le fait que le film soit en un seul plan) à la pluriponctualité (le fait que le film soit composé de plusieurs plans). Au départ, le cinématographe était destiné à la captation en continu d'une seule prise de vue (chaque vue devait en principe correspondre à une pose, à un « plan »). Et pourtant, malgré les contraintes du dispositif Lumière, de nombreux opérateurs ont contrevenu à cette « règle ». C'est ce que nous a révélé notre recherche sur Lumière, qui nous a permis d'établir que près de 10% des vues Lumière présentent un cas de fragmentation de la bande. Notre travail de dépouillement et d'analyse des films Lumière, réalisé avec la collaboration d'Anne Gautier et de Jean-Marc Lamothe, nous a permis de produire une nouvelle typologie des différentes opérations de fragmentation et de juxtaposition « en vogue » chez les opérateurs Lumière, que nous présenterons à la faveur de la présente communication.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Études cinématographiques
host icon Hôte : Université Laval

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Titre du colloque :

Études cinématographiques

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Thème du colloque :

Études cinématographiques