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Résumé de la communication
Nous assistons depuis une vingtaine d’années à des excuses publiques des États envers des groupes autrefois lésés, opprimés ou en partie décimés par des décisions politiques passées. Par exemple, les gouvernements et chefs d’État canadien et américain ont présentés des excuses solennelles à leurs citoyens amérindiens, japonais, etc. pour discriminations et mauvais traitements commis à un moment ou un autre de leur histoire nationale respective. Ces pratiques sont le plus souvent comprises sous le vocable de « politiques du pardon » ou du « pardon en politique », dont la visée est la justice, la réparation, la réconciliation et le devoir de mémoire. Pour comprendre ces pratiques, il suffit semble-t-il d’user des vocabulaires traditionnels de la justice réparatrice et de la responsabilité étatique. Nous voudrions montrer qu’il y a davantage en jeu. Nous commencerons par établir en quel sens les excuses et le pardon ont leur place en politique, afin de distinguer responsabilité et culpabilité. Nous montrerons ensuite que ces pratiques impliquent une nouvelle répartition de la responsabilité collective et peut-être une autre conception de la gouvernance, passant de la responsabilité gouvernementale rétrospective à une responsabilité collective prospective et intergénérationnelle. Nous conclurons que cette responsabilité, si elle en appelle aux citoyens, devrait se comprendre comme tâche éthique et démocratique appelant des dispositifs et des politiques de la responsabilité.
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