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Restauration des tourbières anciennement exploitées : Influence de plantes pionnières sur l'établissement des sphaignes réintroduites

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Stéphanie Boudreau

Résumé du colloque

Une étude a débuté en mai 1996 afin de vérifier si la présence de plantes pionnières favorise l'établissement des sphaignes en créant des conditions plus propices pour celles-ci. Une série de trois expériences a été initiée sur des sites colonisés par différents types de végétation préétablie: 1- des éricacées, 2- des linaigrettes denses (Eriophorum spissum Fern.) et 3- des linaigrettes à feuilles étroites (E. angustifolium Honck.). Dans chacune de ces expériences, deux types de matériel végétal ont été réintroduits afin de comparer leur efficacité relative au niveau de l'établissement de la végétation. Il s'agit de sphaignes récoltées à la main ou de la végétation de surface composée d'une flore diversifiée récoltée à l'aide de machinerie. Enfin, l'ajout d'un paillis comme protection complémentaire pour les diaspores a été testé. Pour évaluer l'influence de ces différents facteurs sur l'établissement de la sphaigne et des autres plantes présentes, le nombre d'individus et le pourcentage de recouvrement de chaque espèce ont été estimés après une et deux saisons de croissance. D'autres mesures permettant d'établir l'influence des espèces pionnières sur le microclimat (température et humidité relative à la surface du sol) et les propriétés du substrat (contenu en humidité de la tourbe, hauteur de la nappe phréatique, tension de l'eau) ont aussi été effectuées à l'été 1996. Le succès d'établissement des sphaignes est différent selon le type de plantes pionnières et plus de sphaignes réussissent à s'établir sur les sites à linaigrettes. Le matériel végétal récolté manuellement est plus efficace que celui récolté mécaniquement, sauf pour le site colonisé par les éricacées. Cependant, ce n'est que sur ces surfaces que l'ajout d'un paillis a un effet positif. Les résultats sur le microclimat et les propriétés du substrat supportent ceux sur la végétation. Les surfaces couvertes par les linaigrettes sont plus humides et plus propices pour l'établissement de la mousse que celles colonisées par des éricacées. Cependant, il n'est pas possible de dissocier l'effet de la plante de l'effet de son environnement.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Biologie et écologie végétales
host icon Hôte : Université Laval

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Titre du colloque :

Biologie et écologie végétales

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