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Restauration d'une tourbière après exploitation: recolonisation du substrat de tourbe nue par la sphaigne

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Suzanne Campeau

Résumé du colloque

Les tourbières ombrotrophes sont caractérisées par une strate muscinale dominée par les sphaignes. L'un des défis majeurs de la restauration des tourbières après exploitation est de réimplanter les sphaignes sur les substrats de tourbe nue résiduels. L'approche la plus prometteuse, dans l'état actuel de nos connaissances, pour réintroduire les sphaignes sur les surfaces à restaurer, est d'y épandre des fragments de plantes vivantes, appelés diaspores, provenant de milieux naturels. Une série d'expériences ont été développées à la tourbière Ste-Marguerite-Marie au Lac Saint-Jean et à l'Université Laval. Ces expériences visent à tester différentes approches permettant d'assurer une recolonisation optimale de la surface à restaurer tout en minimisant la quantité de matériel à prélever en milieu naturel. Les essais en laboratoire et sur le terrain montrent que seules les diaspores provenant de la tranche de 0 à 10 cm sous la surface de la tourbière naturelle ont un pouvoir de régénération suffisant pour être utilisées pour les travaux de restauration. Le succès de la recolonisation de différentes espèces de sphaignes dépend des conditions du substrat à restaurer. Pour plus, le succès de recolonisation en sera augmenté substantiellement avec le niveau de l'eau dans la colonie de tourbe. La quantité de diaspores à utiliser varierait aussi avec l'humidité du substrat à restaurer. Deux techniques ayant empêché le dessèchement des diaspores, i.e. un apport d'eau par aspersion et l'utilisation d'un couvert de type ombrière, améliorent le succès de recolonisation des diaspores de sphaignes réintroduites sur le terrain.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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