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Rétablissement d'un couvert végétal de sphaignes sur des sites particulièrement desséchés d'une tourbière exploitée et abandonnée

JB

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Jean-Luc Bugnon

Résumé du colloque

Les tourbières sont la source même de la matière première de nombreux produits à base de tourbe, par exemple, le carton absorbant, ou les substrats horticoles. Après un drainage et une extraction intensive de la tourbe, la végétation habituelle des tourbières ne semble pas se rétablir. Pour favoriser une recolonisation des tourbières, plusieurs méthodes ont été testées. Ces méthodes ont eu trait principalement au remouillage de la surface abandonnée et ne visaient qu'à faire un suivi de la revégétation naturelle. Dernièrement, une nouvelle technique a vu le jour, soit la réintroduction active de fragments de sphaignes, plantes importantes de la composition floristique des tourbières ombrogènes. Cette étude a pour objectif de favoriser une revégétation par le genre Sphagnum pour des sites où les conditions hydrologiques sont très arides. Le profilage du terrain ainsi que l'ajout de deux bandes de polythène avec le même profil ont été comparés à un profil normal après abandon de l'exploitation. Une nouvelle technique de réintroduction de la sphaigne en damiers a été comparée à la méthode de réintroduction uniforme. Finalement, le succès d'établissement selon la provenance des sphaignes soit de milieux humides (S.fallax, S.pulchrum et S.riparium) ou de milieux moins humides (S.nemoreum, S.angustifolium, S.magellanicum et S.fuscum) a été testé. Les résultats montrent que le profilage du terrain s'avère une bonne méthode pour améliorer le succès d'établissement d'un couvert de sphaigne aux endroits où la disponibilité en eau est réduite. Les bandes de polythène ajoutées au profilage du terrain contribuent encore mieux au succès d'établissement de sphaignes. Aucune augmentation du succès d'établissement n'a été remarquée avec la réintroduction en damier comparativement à la méthode de réintroduction uniforme. Les sphaignes provenant de milieux moins humides s'avèrent avoir un meilleur potentiel de régénération sur des substrats de tourbe très sec.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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