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Rétrovirus endogènes humains et schizophrénie : nouvelle avenue de recherche à l'interface gène-environnement

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Hervé Perron

Résumé de la communication

Des études antérieures par PCR ont montré une association entre des rétrovirus endogènes humains type «W» (HERV-W) et la schizophrénie, mais aucune étude n’avait encore détecté la présence d’antigène viral spécifique chez des patients vivants. Nous avons réalisé récemment une étude exploratoire dans laquelle les protéines virales HERV-W GAG et ENV ont été mesurées dans le sérum par immunoessai. L’antigénémie positive à la fois pour ENV et GAG a été trouvée chez près de la moitié des patients qui souffrent de schizophrénie (p<0.01 pour ENV; p<0.001pour GAG). De plus, une corrélation significative a été trouvée entre l’antigénémie ENV (une protéine causant des dérèglements de l’immunité et de l’inflammation) et les taux sériques de la protéine C-reactive (CRP, un biomarqueur de l’inflammation systémique), chez les patients dont la maladie évolue vers des déficits cognitifs avec perte neuronale. Des virus tels que ceux de l’influenza sont depuis longtemps associés à la schizophrénie suite aux infections périnatales, et ces virus sont connus pour activer des éléments HERV-W dans les cellules humaines. Par conséquent, les infections virales associées aux facteurs de risque précoces, les facteurs génétiques représentés par cette famille de rétrovirus endogènes, la production de protéines pro-inflammatoires ENV et les effets neurotoxiques induits par l’inflammation fournissent une hypothèse de base pouvant expliquer la cascade pathogénique associée à HERV-W en schizophrénie.

Résumé du colloque

Oui. Conférencière de marque : Dr. Kim Q. DO de l’Université Lausanne, Suisse Titre provisoire : Dérégulation du système rédox en schizophrénie : gènes, environnement et neurodéveloppement

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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