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Revisiter les lieux disparus de la géographie du Québec : entre géopoétique et résistance

RB

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Rachel Bouvet

Résumé de la communication

Des villages créés en Gaspésie dans les années 40, lors de la dernière vague de colonisation, il ne reste rien ou presque. Intrigués par ces toponymes effacés de la carte du Québec et de la mémoire collective, une trentaine de membres de La Traversée, l’Atelier géopoétique du Québec, s’y sont rendus en septembre 2009, dans l’espoir de récolter quelques traces des lieux disparus. Seulement les traces physiques se réduisent à bien peu : quelques objets, quelques restes d’architecture, quelques tas de pierre, voilà tout. La végétation a quasiment tout recouvert. Les rencontres avec d’anciens habitants ont révélé quant à elles des traces mémorielles tenaces. Forcés de détruire leurs maisons dans les années 70 suite à un décret gouvernemental et de s’installer ailleurs, les anciens habitants n’ont pas oublié leurs villages et retournent, de manière cyclique, sur les lieux de leur enfance. Grâce à cette forme de résistance, ils maintiennent un lien vivant avec la Terre et continuent de percevoir leurs paysages fondateurs, devenus invisibles. D’une manière similaire, le mouvement géopoétique manifeste une résistance face à l’idéologie dominante, qui envisage le rapport aux lieux uniquement en fonction de leur usage et de leur rentabilité, sans tenir compte des liens qui s’établissent entre l’homme et la Terre. J’étudierai dans cette communication la poétique de la trace et l’imaginaire de la résistance qui se dégagent du Carnet de navigation publié suite à cet atelier et intitulé Su

Résumé du colloque

Lancements de livres collectifs organisés par les professeurs brésiliens et canadiens.

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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