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Rinaldo et Armida. L'affect dans l'interprétation

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Giovanni Careri

Résumé du colloque

Nous avons hérité de la culture romantique. L'idée que la sphère des sentiments est des passions est le domaine de la pure subjectivité. Ceux qui, comme Erwin Panofsky, ont voulu fonder leurs analyses de l'oeuvre d'art sur une méthode susceptible de produire des connaissances non-subjectives ont privilégié sa dimension conceptuelle. L'analyse iconographique propose en effet, une réception fondamentalement cognitive de l'oeuvre, laissant entre parenthèses son efficacité passionnelle. Pour ré-intégrer les affects dans l'interprétation, il faut ajouter à la question iconographique "qu'est-ce que ça signifie?", la question structuraliste "Comment ça signifie?" et la question pragmatique "Quels effets ça produit?". Mais cette intégration nécessite à son tour des instruments nouveaux pour décrire les phénomènes continus et tensifs par lesquels les passions sont représentées et pour construire un modèle de réception adéquat. Pour tenter cette entreprise, j'ai choisi de suivre le conseil de Lomazzo qui invitait les peintres désireux d'apprendre la représentation des passions à trouver leurs sujets dans la Gerusalemme Liberata du Tasse (1584). Dans un premier temps, je montrerai comment le poète représente le moment dans lequel la magicienne Armide, ennemie mortelle du guerrier Rinaldo, devient sa maîtresse. Ensuite, je ferai l'analyse de l'"illustration" picturale du même épisode par Poussin dans son Rinaldo endormi (ca 1639).

Contexte

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Espace d'interprétation
host icon Hôte : Université de Sherbrooke

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