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Rôle de l’activité glycosidase de la protéine sigma1 de réovirus dans la réplication virale

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Nicholas Svitek

Résumé de la communication

La protéine sigma1 du réovirus de mammifère agit comme protéine d’attachement. Il a été démontré par des études in vitro que cette protéine possède aussi une activité glycosidase et mucinase. Une hypothèse suggère que cette activité puisse permettre au virus de franchir l’importante couche de mucine couvrant les cellules de l’épithélium intestinal où l’infection primaire a principalement lieu. C’est la forme ISVP (infectious subviral particle) du réovirus qui possède la propriété de dégrader la mucine, car la protéine sigma1 se retrouve à ce moment sous une forme relâchée lui permettant d’exercer son activité. Les ISVPs sont normalement générées à partir des virions par l’activité protéolytique au niveau de l’intestin et peuvent aussi être obtenues par digestion protéolytique in vitro. Grâce à l’analyse de séquence en acides aminés de sigma1 et à des études de mutagénèse dirigée, il a été possible d’identifier le site actif permettant à sigma1 de dégrader la mucine. Les acides aminés responsables de l’activité enzymatique de sigma1 sont le glutamate en position 36 et l’aspartate en position 54 dans la partie N-terminale de la protéine. Bien que l’effet de mutations dans le site catalytique de sigma1 ait été étudié in vitro, l’effet de ces mutations n’a pas été déterminé sur une particule virale entière. Pour ce faire, il est possible grâce à une technique de recapsidation in vitro de remplacer la protéine sigma1 sauvage du virus par une protéine sigma1 recombinante. Il est possible par la suite d’observer l’effet de substitution d’acides aminés sur l’infection virale de cellules exprimant ou non la mucine. Dans la présente étude, la protéine sigma1 sauvage du réovirus de sérotype 3 a été remplacée par des protéines sigma1 mutantes produites dans des cellules d’insectes grâce à un système d’expression baculovirus. Au moins une de ces protéines permet de maintenir l’infection normale des virions dans des fibroblastes de souris. Les expériences en cours permettront maintenant de comparer l’effet sur l’infectivité des virions ou des ISVPs dans des cellules épithéliales MDCK exprimant ou non la mucine à leur surface. Ultérieurement, l’importance de la dégradation de la mucine dans un contexte d’infection chez l’animal pourra ainsi être évaluée.

Contexte

news icon Domaine de la communication :
Microbiologie, virologie et immunologie
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Thème du communication :

Microbiologie, virologie et immunologie

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