pen icon Colloque
quote

Rôle des chimiokines dans le développement des pathogénèses associées à Leishmania

CM

Membre a labase

Claudine Matte

Résumé du colloque

Le parasite intracellulaire Leishmania est l'agent causal de plusieurs pathogénèses. L'inoculation du Leishmania dans la peau de l'hôte par le vecteur mène à la formation de lésions cutanées associées avec des infiltrations de leukocytes (L. major (Lm)). L'Infection avec L. donovani (Ld) atteint les organes viscéraux sans aucune réaction apparente de la peau. Dans cette étude, nous étions intéressés à déterminer l'implication de l'activation de chimiokines spécifiques dans le développement de ces diverses pathologies associées à Leishmania. Nous avons évalué l'expression de l'ARNm in vitro de quelques chimiokines (MIP-1 a, MCP-1 et Gro-a) chez les macrophages murins B10R en réponse au LPS, Lm et Ld. En parallèle, nous avons mesuré in vivo l'infiltration cellulaire induite par le Leishmania en utilisant un système de poche d'air chez les souris BALB/c. Nous avons évalué sur une période de 48h les recrutements cellulaires et des comptes différentiels dans la poche d'air de souris inoculées avec du PBS, LPS, Lm ou Ld. Toutes ces stimulations ont induit une infiltration cellulaire significative par rapport au PBS. Il est intéressant d'observer que les promastigotes de Lm ont mené à une augmentation de plus de 50 fois le nombre de cellules dans la poche d'air comparativement à 30 fois pour le contrôle LPS et 7 fois pour le Ld dès 6h post-inoculation. Le LPS induit principalement une infiltration de neutrophiles (99%) alors qu'au contraire, plus de 25-50% des cellules attirées en réponse au Leishmania sont des macrophages. De plus, alors que le nombre et la population cellulaire retournent à la normale chez les animaux inoculés au LPS après 48h, la population cellulaire des poches d'air des groupes infectés par le Leishmania est en majorité composé de macrophages (45%) avec 15% de lymphocytes pour les groupes infectés avec Lm. Donc, nos résultats amènent à l'évidence que la modulation des chimiokines ainsi que la population et le nombre cellulaire des recrutements différentiels pourraient être en partie responsables pour les diverses pathogénèses spécifiques selon l'espèce de Leishmania.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Microbiologie, virologie
host icon Hôte : Université Laval

Découvrez d'autres communications scientifiques

news icon

Titre du colloque :

Microbiologie, virologie

Autres communications du même congressiste :

news icon

Thème du colloque :

Microbiologie, virologie