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Rôle des Églises évangéliques dans l'intégration des immigrants africains au Québec

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Tshamala Mulamba

Résumé du colloque

S’intégrer à une société et en devenir membre à part entière c’est pour l’allochtone participer à l’économie de la société d’accueil, accepter la culture de ladite société, la vivre et la pratiquer. Car l’intégration à la vie sociale est non seulement d’ordre matériel, elle est surtout d’ordre culturel. Ce processus est ici aux prises avec deux logiques opposées, celle des immigrants d’origine africaine et celle des Québécois. La logique des allochtones africains se heurte à plusieurs dimensions de l’identité culturelle des Québécois d’origine, notamment l’éducation des enfants, les rapports matrimoniaux, les rapports de parenté, les structures lignagères et familiales etc. Ce choc des cultures a pour conséquence le développement, de part et d’autre, d’une attitude négativiste que Erik H. Erikson préférerait appeler « besoin de distanciation ». Ceci veut dire que la cohabitation des deux cultures (africaine et québécoise) est loin d’être fonctionnelle et complémentaire, mais plutôt conflictuelle. C’est à la recherche d’une cohabitation passionnante que bon nombre d’immigrants ont emprunté la voie de l’exode vers des provinces anglophones du Canada, tandis que beaucoup d’autres restant au Québec recourent à des orthodoxies religieuses nouvelles, notamment aux Églises néo-chrétiennes du type pentecôtiste naissant au Québec. L’adhésion des allochtones aux Églises charismatiques afro-québécoises est perçue, à tort ou à raison, comme un engagement capable de leur apporter un changement positif. C’est ce phénomène social qui est l’objet de la recherche que nous menons à partir d’une approche anthropologique et sociologique. Ainsi, nous visons dans cette communication l’interaction entre la religion - comme mode de croire et comme système culturel servant d’outil de revitalisation - et le processus d’intégration des immigrants en tant que phénomène social. La mobilité religieuse témoigne-t-elle d’une flexibilité culturelle dans l’attitude des immigrants ? De quelle manière s’opère le changement tant désiré par les adhérents et pratiquants des religions nouvelles ? Quelle est leur réelle motivation et quelle est leur attente ? Tels sont, entre autres, les regards questionneurs qui nous occupent.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

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