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Résumé du colloque
De nombreux indianistes estiment que de façon analogue aux Upaniṣad qui, en opposition au védisme ritualiste, proclamaient la nécessité du renoncement des rituels en vue de la connaissance du Brahman, plusieurs siècles plus tard, à l'encontre de la Bhagavadgītā qui conciliait vie active et connaissance libératrice, Śaṅkara aurait fait du renoncement physique et de la vie monastique une étape nécessaire sur la voie de la libération. Mais notre analyse de l'interprétation des étapes vers la libération dans le commentaire de Śaṅkara sur la Bhagavadgītā (pureté d'esprit, obtention de la connaissance, renoncement de toute action et absorption dans la connaissance) montre qu'au contraire, les Upaniṣad, la Bhagavadgītā et Śaṅkara ont une position de base commune à l'égard du renoncement. Elle consiste dans la primauté accordée, non pas au renoncement physique, mais au renoncement du statut d'acteur (karttṛtva) comme condition sine qua non de la libération. Si Śaṅkara s'est voulu héraut du renoncement, c'est donc avant tout pour sa dimension intérieure et, dans un deuxième temps seulement, pour sa dimension physique. Ce sont plutôt ses disciples (Sureśvara en tête) qui, en partie à cause de l'ambivalence de nombreux termes liés au renoncement dans les œuvres de Śaṅkara, placèrent le renoncement physique au cœur de la tradition "śankarienne" et tendront à monopoliser la quête du but ultime de l'être humain dans le cadre du monachisme.
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