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Santé et spiritualité : quand l'objectif devient subjectif

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Benoît-Luc Simard

Résumé du colloque

Dans l’ensemble des critiques que l’on peut adresser aux disciplines qui entourent le vaste domaine du religieux, c’est sans doute celui de l’absence de critères objectifs applicables à son étude qui retient le plus facilement l’attention. Plutôt que de faire face à ce problème, la recherche médicale s’est comme désintéressée de cette question et a laissé la place, entre autres, aux anthropologues, aux moralistes et aux intervenants des sciences infirmières. Pourtant, en septembre dernier, le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada (RSPSC) publiait un article dans ses Annales sous le titre de « Spirituality, Religion, and Health for Qualitative Research » dans lequel il est recommandé « un plus grand recours aux recherches qualitatives dans les liens entre spiritualité et santé ». Le recours au qualitatif n’est pas surprenant. La spiritualité, pour reprendre la terminologie des médecins, correspond à la subjectivité des individus, et les critères objectifs qui sont utiles à l’évaluation du corps ne peuvent alors lui être applicables. Le patient serait maintenant devenu un sujet et c’est là un tournant décisif pour les recherches en ce domaine. La science médicale officielle (le RCPSC en est l’organe probatoire au Canada) se tourne aujourd’hui du côté subjectif du patient et ne s’intéresse plus seulement à son aspect objectif. Nos réflexions s’appuieront sur les trois documents suivants : celui du RSPSC dont il vient d’être question plus haut, un article intitulé « Spiritual Assessment » provenant de la National Association of Social Workers et le chapitre 29 de l’Enquête sociale et de santé 1998 du Gouvernement du Québec.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

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