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Résumé de la communication
L’association apparaît, depuis la crise des États-providence, comme lieu privilégié d’innovations sociales capable de résoudre au moins en partie, les problèmes sociaux. Porteur, selon certains, d’un idéal démocratique et susceptible de refonder le lien social, le mouvement associatif, par sa diversité et ses ambiguïtés, est un objet théorique difficile à manier. Comme mise en collectif des libres volontés, l’association se donne comme l’espace de l’innovation sociale, de l’identification de « nouveaux » besoins, de la mise en œuvre de « nouvelles » stratégies, comme si le changement social se réduisait à une simple accumulation des innovations. Mais comme processus d’institutionnalisation des initiatives collectives, l’association peut tout autant garantir la pérennité d’une innovation que prévenir l’émergence d’innovations vues comme adverses. On ne peut sous-estimer le rapport complexe qui, dans les sociétés libérales, définit la dialectique entre association, innovation et changement social. Si, au XIXe siècle, un Robert Owen voyait dans l’association la forme de vivre-ensemble qui allait permettre de fonder la communauté égalitaire du futur, Tocqueville lui attribuait le rôle de prémunir les sociétés démocratiques contre les excès des passions égalitaires. Nos réflexions sur la contribution du phénomène associatif au changement dans le cadre du mode de régulation libéral, au Canada, au XIXe siècle, s’appuiera sur les travaux du Centre d’histoire des régulations sociales.
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