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Satire, comédie et dépit : quelques postures d'énonciation chez Joseph Quesnel

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Benoît Moncion

Résumé du colloque

Joseph Quesnel a incontestablement laissé sa marque dans la littérature du tournant du XIXe siècle au Québec en proposant un point de vue humoristique sur les transformations sociales et l'organisation d'une élite culturelle durant la période qui suit l'Acte Constitutionnel. Dénonçant parfois avec vigueur les travers de ses concitoyens, il le fait en usant toujours d'esprit et de raillerie. Cette position est tout à son avantage. Car l'ironie, et le comique en général, offrent une manière de dire sans dire, d'exercer une fonction critique sans se compromettre ouvertement aux yeux des autorités. Par cette posture énonciative, Quesnel veut moins faire la leçon que se gagner les faveurs d'un lectorat capable d'apprécier son art. C'est dans cette quête pathétique d'un public que se manifeste le plus énergiquement son dépit. Qu'il tourne ses propres insuccès au ridicule nous instruit par ailleurs sur la foi qu'il voue à la littérature et sur sa ténacité à se considérer comme un écrivain. L'autodérision, l'évocation de ses infortunes, le conduit à se ridiculiser dans son oeuvre, Quesnel n'hésitant pas à se livrer comme appât risible dans sa quête éperdue d'une connivence avec le public.

Contexte

manager icon Responsables :
Micheline Cambron
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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