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Savoirs et connaissance de soi dans La description de l’île de portraiture de Charles Sorel

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Marie-Catherine Laperrière

Résumé du colloque

Édouard Pommier, dans "Théories du portrait de la Renaissance aux lumières", démontre comment le portrait, depuis l’Antiquité, est considéré comme un objet de savoir qui permet la connaissance de soi et du monde. En effet, le portrait propose une lecture du corps et le bon peintre devrait être en mesure d’offrir au modèle une représentation juste non seulement de son apparence physique, mais aussi de son intériorité. Ce lien entre portrait et connaissance de soi se retrouve dans "La description de l’île de portraiture" de Charles Sorel. Pour les modèles de ce récit, le portrait se substitue en un véritable miroir, mais un miroir truqué, prêt à donner à chacun l’image qu’il veut bien recevoir. Sorel s’en prend alors à une mode qui légitime les portraits biaisés par de fausses représentations de soi. Ceux-ci détournent de l’idée première du portrait qui est d’accéder, par la représentation physique, à l’intériorité du sujet. Ainsi posée, la question de la représentation de soi se fait plus angoissante. En effet, quelle image projetons-nous ? Existe-t-il vraiment, comme le suggère le récit de Sorel, une multiplicité de points de vue posés sur un même modèle ? En fait, il s’agira de montrer, par le biais de "La description de l’île de portraiture" que l’image proposée par le portrait n’est pas neutre, mais qu’elle prétend toucher le modèle dans ce qu’il a de plus intime. Plus qu’une simple imitation, le portrait devient ainsi une sorte de savoir qui permet d’atteindre une meilleure connaissance de soi.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

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