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Sémantique de l'anaphore

JC

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Jean-Claude Choul

Résumé du colloque

A partir d'exemples classiques en français et de leur discussion (Brunot 1926; Fauconnier 1974; Milner 1976; 1982) et d'exemples nouveaux (notamment de locutions identifiant l'anaphore - en être, y être, se la couler douce, s'en faire), on esquisse une analyse sémantique du processus d'anaphorisation en exploitant les suggestions de Pottier (1974), Coholi (1967) et de Gross (1978), pour déboucher sur une règle de résolution (compréhension vs. production) dont le critère est la substitution (module transformation) dans une paraphrase de contrôle. Cette règle devrait permettre de faire état des conditions régissant l'anaphore même, dont les plus évidentes sont le contexte constant, l'identité provisoire anaphorique-antécédent, la proximité de l'antécédent, et l'isolement du module de l'anaphorisé et de l'antécédent. La mise en place de la règle et de ses conditions conduit à l'abandon de la notion de coférence, l'anaphorisation étant un rapport au contexte verbal et non à la situation, cette dernière étant corrélée par le déictique. On rappelle ainsi la complexité du phénomène qui, en tant que reprise ou anticipation par incidence inverse (renvoi) et "fichage", appartient à l'économie et à la cohérence autocorrectrice du discours. De ce fait, la thèse présente apporte un correctif important à l'analyse de Milner (1982) qui tente de rattacher la syntaxe à la référence en faisant contradictoirement l'économie du sens.

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
host icon Hôte : Université Laval

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Titre du colloque :

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