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Simulation numérique de la couverture de glace en Arctique

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Bruno Tremblay

Résumé du colloque

Des images satellites de la couverture de glace en Arctique démontrent clairement la présence de réseaux de lignes de fracture le long desquelles les blocs de glace glissent ou roulent les uns sur les autres. Ces déformations accroissent l'espace interstitiel (dilatation) entre les blocs de glace et exposent ainsi les eaux chaudes de l'océan à l'atmosphère relativement plus froide. Les pertes de chaleurs qui en résultent, influencent le climat et doivent être considérées lors d'études climatiques en hautes latitudes. Dans ce travail, on présente un nouveau modèle dynamique de glace basé sur ces observations. Celui-ci est couplé à un modèle thermodynamique de l'atmosphère et un modèle de couche limite de l'océan. On intègre le modèle glace-océan-atmosphère, forcé par des vents climatologiques et courants océaniques constants, pour une période de 10 ans afin d'atteindre un état d'équilibre. On arrive à bien reproduire les réseaux de lignes de fracture observés dans la couverture de glace en Arctique. Le mouvement des glaces ainsi que la distribution spatiale de l'épaisseur des glaces concordent bien avec les observations. De plus, on obtient une formation accrue de glace le long des lignes de fractures due au phénomène de dilatation. Dans ce modèle, l'énergie absorbée par l'océan contribue à la fonte latérale des glaces marines et au réchauffement de la couche limite ce qui entraine une retraite des glaces beaucoup moins importante en été. Ceci constitue une amélioration considérable par rapport aux modèles thermodynamiques de glace existants.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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