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Singularité de la personne et sciences sociales

FP

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Florence Piron

Résumé du colloque

Pour des raisons liées à son histoire, le discours des sciences sociales sur la personne a eu tendance à valoriser ce qui est commun à divers êtres humains et qui les détermine à être ce qu'ils sont (déterminismes sociaux, culturels, biologiques, etc.) plutôt que ce qui fait la singularité et l'unicité de chacun. Est-il possible de penser en même temps cette singularité fondamentale pour la culture occidentale (c'est la base de l'éthique) et l'insertion de la personne dans divers contextes sociaux et culturels qui la dépassent largement (credo des sciences du social)? En quoi cette question est-elle significative des liens entre les sciences sociales et la culture occidentale moderne? Cette communication traite de ce problème à travers une recherche sur la constitution de la pensée réflexive critique (signe d'individuation) chez des adolescents québécois. L'enjeu scientifique et éthique concerne la façon de rendre compte, à l'intérieur d'un discours de type scientifique (une thèse), des récits de soi, ou récits de vie, que/et moi avons construits ensemble. Est-il possible de le faire sans réduire la singularité qui s'y est manifestée à des symptômes de quelque chose d'autre? La singularité n'est-elle valide que pour les cas de personnes exceptionnelles? Est-il possible, autrement dit, d'"écrire la personne" en respectant sa singularité dans un texte produit dans le contexte actuel des sciences sociales?

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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