pen icon Colloque
quote

Six cas où la loi de gravitation de Newton n’est pas respectée

BS

Membre a labase

B. Szczeniowski

Résumé du colloque

L’opinion que la loi de gravitation de Newton, quoique empirique, s’applique avec une précision parfaite à tous les phénomènes de l’univers, est assez répandue. Une seule exception, devenue populaire depuis l’apparition des théories d’Einstein, est celle du mouvement du périhélion de Mercure. Il y a cependant plusieurs autres cas d’observation, dans lesquels la loi de gravitation n’est pas respectée. On peut les énumérer comme suit: 1) En calculant, sur les surfaces sphériques et concentriques dans une masse quelconque mais également sphérique, les pressions résultant de la gravitation mutuelle de tous les éléments de cette masse, on trouve une pression infiniment grande dans le centre de la masse. Même si on prend en considération le fait que la structure de la masse est moléculaire, c’est-à-dire non pas homogène au point de vue mathématique, la pression au centre de la sphère doit être très grande d’après la loi de Newton; ceci n’est cependant pas confirmé par l’observation. 2) Si on admet que les planètes du système solaire ont été créées par le détachement du soleil, elles devraient suivre les orbites coupant le disque du soleil, car la loi de Newton permet seulement trois genres d’orbites : ligne droite, parabole et hyperbole, toutes les trois fixées dans l’espace, et ceci indépendamment de ce que peuvent être initialement la distance entre les masses, la vitesse et sa direction. 3) Les anneaux de Saturne sont concentriques et plats; ceci n’est pas explicable par la loi de Newton. 4) Les distances consécutives entre les planètes obéissent assez bien à la loi empirique de Boda, c’est-à-dire qu’elles sont en progression géométrique; ceci n’est pas explicable par la loi de Newton. 5) Les écliptiques des planètes, le système solaire considéré comme étant en équilibre dynamique, doivent se confondre dans un plan commun; ceci résulte des lois de la mécanique, la force de gravitation étant, d’après Newton, positive à n’importe quelle distance entre les masses gravinantes. On a cependant trouvé par observation des différences angulaires parfois considérables, surtout dans le cas des lunes de certaines planètes. L’observation ne permet pas de croire qu’il y a ici un mouvement oscillatoire des écliptiques autour d’un plan moyen. Le sujet que j'ai choisi paraît être vieux. Il me semble, cependant, qu'il est redevenu actuel au moment où, peut-être demain, une fusée volante sera envoyée dans l'espace interplanétaire. En présence des contradictions citées plus haut, l'exactitude de la loi de Newton, si parfaite à grande distance, peut créer des doutes en ce qui concerne les distances relativement courtes, comme par exemple celle entre la Terre et la Lune. Il semble que la physique contemporaine sera bientôt forcée de reprendre le sujet de la gravitation et de le retravailler de nouveau, surtout maintenant que la théorie générale de la relativité d'Einstein est devenue douteuse. En admettant le premier postulat d'Einstein, qui semble être correct, on arrive à la conclusion que les phénomènes de gravitation électrique ou magnétique doivent être de même nature mathématique que la gravitation ordinaire. On sait que les forces moléculaires peuvent être aussi bien positives que négatives. Il n'y a pas de raisons logiques de croire que ceci est impossible dans le cas macroscopique. En effet, la loi de gravitation d'Einstein admet mathématiquement cette possibilité dans certains cas concrets. Ceci nous permet, entre autres, de songer à expliquer théoriquement la loi empirique de Bode.

Contexte

Section :
Physique
news icon Thème du colloque :
Physique
host icon Hôte : Université de Montréal

Découvrez d'autres communications scientifiques

news icon

Titre du colloque :

Physique

Autres communications du même congressiste :

news icon

Thème du colloque :

Physique