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SOI et L'AUTRE dans le cinéma américain des années trente

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Denyse Therrien : Université du Québec à Chicoutimi

Résumé du colloque

Il y a dans la volonté de réforme du cinéma par les censeurs et les dénigreurs de cet art à des fins d'édification morale, le secret espoir de donner à l'Autre (les pays étrangers ou sont distribués les films) et à soi-même, une image de SOI (l'Amérique) supérieure. La supériorité appelle une équation avec les valeurs victoriennes traditionnelles (valeurs protestantes et blanches), remplacées en partie après la Première Guerre mondiale, par un relâchement des moeurs dont les Réformistes rejettent une grande partie de la responsabilité sur le cinéma et sur Hollywood, lieu de débauche et de toutes les licences. Mais il s'agit également de se donner à Soi l'image d'un peuple propre, pur, moral. Dans cette optique, l'Autre est au sein de sa propre société. Dans ce cas, c'est le JUIF (nous sommes en 32-33-34). L'étude de la correspondance de Joe Breen, nommé directeur de la Production Code Administration (PCA) révèle à quel point le discours qu'il tient à l'égard des "Jew Moguls of Hollywood" est d'un antisémitisme qu'Hitler aurait pu avaliser. Enfin, dans les films de cette époque, dans ce qui resterait de censurable et qui est plus implicite qu'explicite, la "saleté" (sexualité relâchée) rattachée à un personnage blanc de façon explicite dans le scénario original refait surface de manière implicite chez un personnage noir ou d'un rang inférieur dans le film distribué en salles. Je me propose donc de débattre de ces trois aspects de la représentation de l'"AUTRE et SOI", en mettant toutefois l'emphase sur les deuxième et troisième aspect.

Contexte

manager icon Responsables :
Sylvie Lacombe
host icon Hôte : Université de Montréal

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