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Solifluction hivernale et cryoclastie des parois rocheuses: approches quantitatives de phénomènes périglaciaires

JC

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Jean-Pierre Coutard

Résumé du colloque

Le Centre de Géomorphologie du C.N.R.S. aborde depuis de nombreuses années l'étude des processus périglaciaires actuels et fossiles en s'appuyant d'une part sur l'étude des processus au sens large et d'autre part sur l'expérimentation. Les stations de terrain sont implantées dans les Alpes et en Normandie. Les phénomènes de solifluction (cryoreptation, gélifluxion) ont été étudiés dans les massifs de la Font Sancte et du Chambeyron (Hautes Alpes) entre 2500 et 3050 m d'altitude. Vers 2500 m la pelouse alpine en terrain développé et les blocs de gélifluxion n'évoluent plus de leur ensemble comme en témoigne la stabilité de leur front, et par retouches locales de la partie superficielle avec des plans de cisaillement situés vers 30 à 40 cm de profondeur. Vers 2900 à 3100 m, véritable étage périglaciaire, la cryoreptation est une donnée constante en particulier au printemps. Sur le versant de la Mortice les déplacements moyens sont de 1 à 5 cm par an selon les points; dans le champ de sols striés du Pas de la Sauvage des déplacements moyens de 1 à 3,5 cm ont été notés dans les bandes fines, à la lueur combe entre 0,5 et 1,5 cm dans les cloisons grossières. Le problème de la cryoclastie en paroi rocheuse est vu sous deux angles: l'étude des températures et l'étude de la vitesse d'ablation. Nous donnerons deux exemples. La Crête de Vars (Hautes-Alpes) en calcaire dolomitique triasique alimente un grand éboulis exposé à l'ouest-sud-ouest; l'étude des températures montre que le nombre d'alternances gel-dégel, facteur favorable à la cryoclastie avec désquamation, est très important: 120 alternances en surface et encore 76 à 12 cm de profondeur entre le 1er septembre 1983 et le 10 juin 1984 (chiffre minimal). A Caen la paroi de calcaire optilo-détritique habituellement étudiée du Centre de Géomorphologie est suivie depuis cinq hivers; on constate un recul par gélidésquamation très variable d'une année sur l'autre (0,5 à 5 mm) selon le nombre et l'intensité des gels et l'état de préparation de la roche.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Géomorphologie et Quaternaire
host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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Titre du colloque :

Géomorphologie et Quaternaire

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