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Résumé du colloque
Les fonctionnalistes ayant œuvré sur le français (de France) considèrent généralement [ɥ] et [w] comme des variantes combinatoires de /y/ et /u/ respectivement. Plusieurs raisons justifient cette interprétation: 1° il n'existe aucune paire minimale pour prouver l'existence d'une opposition (type «pays» /peji/ ~ «paye» /peji/); 2° il n'existe pas de suite irréductible de segments impliquant la voyelle et la consonne correspondante du type «explicite» ~ «explica» (pipo); 3° les alternances sont jamais distinctes («cube» ~ [bɥe] ou [bɥe]; «cinq» ~ [wɛ̃k] ou [wɛ̃k]). Les données recueillies récemment en français québécois confirment ce résultat (même pour les cas où la cause amène à la fois une voyelle et une consonne de la catégorie. En effet, les semi-consonnes, dans ce cas, sont effectivement les largent pratiquées («nuée» = [nyɛ] ou [nɥe]; «boucle» = [bʷuk], etc.). Dans d'autres cas, elles sont effectivement en cause, une seule des formes étant alors attestée, et la voyelle de la consonne, et la voyelle correspondante est toujours exclue, dans le cas de la diphtongue ([wɛ̃]). En outre, la variation, selon les mots peut être intra-sémantique (selon le sens du mot) ou inter-sémantique (selon le mot). Les résultats obtenus confirment l'hypothèse de la variation des semi-consonnes en français québécois, et les résultats d'ordre sémantique et lexical sont également discutés. Ces résultats confirment l'existence de récurrences de fluctuation, et des changements de fonctionnelle.
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