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Structure de complexes oxo du rhénium : pièges pour le cristallographe

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André L. Beauchamp

Résumé du colloque

L'utilisation très répandue de la diffraction des rayons X et les performances impressionnantes des logiciels d'interprétation donnent une illusion d'infaillibilité. Toutefois, nombreux sont les cas où les stratégies d'interprétation de routine conduisent à des résultat imprécis, voire franchement erronés. Le problème le plus fréquent est le désordre, qui se produit quand certaines composantes du motif chimique ne sont pas toutes orientées de la même manière: petits ions polyatomiques en rotation peu gênée, solvant de cristallisation mal figé dans le cristal, portions mobiles de la molécule. Dans certains matériaux, il y a substitution partielle d'une composante par une autre: les anions I-, BF4-, PF6- et ClO4- prennent souvent la place les uns des autres sur un même site. La substitution peut même s'étendre au constituant principal, ce qui conduit à une solution solide. C'est parce qu'on n'a pas reconnu ce phénomène que la chimie de coordination a considéré pendant plusieurs décennies l'existence d'isomères de type "bond-stretch". Des problèmes ardus se posent également quand un édifice cristallin possède une symétrie juste au-dessous d'une symétrie plus élevée, ce qui donne lieu à des effets de super-structure. Les composés oxo du rhénium que notre groupe de recherche étudie depuis quelques années constituent une source très fertile de problèmes cristallographiques de toutes sortes. Ils seront illustrés au moyen des structures de ReOF(PPh3)2Cl2, [ReO2(hétérocycles azotés)4]X et autres composés apparentés.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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