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Sur le seuil (in limine) : l'espace du célibat féminin dans le théâtre québécois

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Stéphanie Nutting

Résumé du colloque

De tous les monologues de la pièce "Les Belles-Soeurs", celui de Des-Neiges Verrette est le seul à ne pas s'inscrire dans un présent amer, à ne pas être saturé de regrets et d'humiliations. C'est comme si cette célibataire s'aménageait un espace domestique (et psychique) autre qui s'ouvre sur l'espoir. La vieille fille s'inscrit aussi en marge de la trinité exploitée par certaines féministes comme Boucher et, plus tard, Pelletier. Elle n'est ni mère, ni prostituée, ni (forcément) vierge. Elle s'emploie à réactualiser le domestique pour le rendre infiniment plus complexe; son espace d'évolution est, presque exclusivement, de l'ordre de l'intérieur qui, paradoxalement, appelle l'infini. C'est que le mot "célibataire" rejoint sa racine double, ambiguë: le mot "caelum", en effet, peut signifier "surface gravée" ou "ciel". Autrement dit, depuis l'espace qu'elle habite, la vieille fille est en train de graver les contours d'une nouvelle cartographie de l'imaginaire.

Contexte

manager icon Responsables :
Annette Hayward
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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