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Sur les traces de la vieille fille en France, au début du 20e siècle

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Maïr Verthuy

Résumé du colloque

Dans les premières années du XXe siècle, la "vieille fille" est déjà une espèce en voie de disparition et cela malgré le portrait trop souvent tracé par des romanciers (masculins donc). Pour ceux-ci, les femmes des classes "intéressantes" ne sont pleinement femmes qu'une fois mariées - et oisives; les femmes seules sont de simples laissées pour compte. Des œuvres des romancières cependant, manifestement mieux ancrées dans l'époque, se dégage le portrait de la femme nouvelle, de celle qui choisit d'être seule et libre, qui secoue l'image aliénante de la "vieille fille" que l'on veut lui imposer, qui commence à créer sa propre auto-définition. Il s'agit souvent de femmes qui exercent un métier "honorable" qui leur offre pleine satisfaction, ces métiers nouveaux que sont l'enseignement, le travail de bureau, le journalisme, le fonctionnariat... La célibataire est née. L'analyse de certaines œuvres de Gabrielle Reval, de Colette Yver, de Marcelle Tinayre devrait nous permettre de bien cerner les conditions et les raisons de cette nouvelle émergence ainsi que son expression littéraire. Peut-être aussi le pourquoi du silence masculin!

Contexte

manager icon Responsables :
Annette Hayward
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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