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Sur l’utilisation des notions de progrès et déclin artistiques dans le survol historique

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Olga Hazan

Résumé du colloque

La nécessité de légitimer l’autonomie d’une toute jeune discipline, ayant porté les historiens de l’art du début du siècle à présenter le développement de l’art comme un processus autonome dont la logique répondrait à des lois naturelles, a contribué à la constitution des notions de style et d’art-reliéf. Alors qu’elles s’estompaient dans d’autres genres de littérature artistique, ces deux notions prenaient plus d’ampleur dans le survol, typique de la discipline. Un enfilade de styles, dont l’homogénéité relèverait à la fois de leur "facteur" géographique et de leur particularisme temporel, y sert à accentuer les contrastes entre les stades progressifs de l’évolution de la civilisation humaine tandis que les cavernes d’artistes, illustrant un développement qualitativement progressif, dont on insinue qu’il serait à l’acquisition progressive d’une capacité mentale de percevoir un univers. Lorsque la notion de style est associée à un critère normatif en elle-même d’une plus grande ampleur classique comme naturelles alors que ceux qui ne s’y conforment doivent être justifiés (par les "erreurs" d’apprentissage), requise pour des styles qui apparaissent les notions de progrès et déclin. Pour qu’un auteur utilise ces notions, il doit se conformer à des époques de temps de manière libératrice, en dehors des jugements de valeur sur des choses, des individus, des époques ou des lieux, pour que son histoire accuse automatiquement des pics et des creux.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Histoire de l'art et esthétique
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Titre du colloque :

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