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Système dopaminergique et troubles cognitifs dans la schizophrénie

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Emmanuel Stip

Résumé du colloque

La recherche en psychopharmacologie de la schizophrénie se heurte à des difficultés lorsqu'elle tente d'intégrer les données thérapeutiques et neurobiologiques avec la perspective de la psychopathologie cognitive. Les fonctions cognitives altérées dans les schizophrénies sont-elles en rapport avec les systèmes dopaminergiques? Des études récentes de PET utilisant des ligands de récepteurs D2, suggèrent qu'il n'y a pas d'augmentation dans le nombre de récepteurs striataux D2 chez les patients schizophrènes sans neuroleptiques. Des études telles étaient sujettes cependant à un potentiel notable d'erreurs expérimentales et elles ne permettent pas d'écarter la possibilité d'une modification du nombre de récepteurs D2 au niveau du système mésolimbique qui sont trop petits pour être visualisés par des méthodes habituelles. Il n'y a pas d'évidences convaincantes d'une anomalie du nombre de récepteurs dans la schizophrénie. Il n'est pas non plus possible de décrire une interaction anormale entre les systèmes DA et 5HT dans la schizophrénie. Les études post-mortem des récepteurs DA dans la schizophrénie rencontrent des problèmes méthodologiques interdisant des conclusions fiables. Le cortex préfrontal et l'hippocampe sont reliés entre eux et l'on suggère que les influences corticales frontales sur le mécanisme dopaminergique sous-cortical sont importantes dans la schizophrénie comme si il existait une diminution de l'activité DA dans le cortex frontal et une augmentation de l'activité en sous-cortical. Les nouveaux antipsychotiques ont une action sous-tendue par d'autres systèmes comme le système 5HT2 ou de récepteurs DA récemment individualisés, D4, D3. L'activation de la transmission DA dans une structure en augmente la compétence fonctionnelle, l'anatomie de ces neurones montrant qu'ils sont en parallèle avec les voies qui transportent des signaux rapides. Les voies DA ascendantes déterminent une hiérarchie fonctionnelle entre leurs différentes structures de projection et une modulation des mécanismes impliqués dans le traitement de l'information. En relation avec ces mécanismes nous présenterons une revue de des résultats concernant la mémoire et l'attention chez des schizophrènes non traités par neuroleptiques et traités par rispéridone et clozapine.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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