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Temps et poème

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Armelle Chitrit

Résumé du colloque

Le temps construit un certain rapport au monde et à la langue. Ce rapport devient signifiant dès diverses catégories qui ont lâché jusqu’ici de nommer les aspects du langage poétique : le lyrisme, le burlesque, le populaire, pour n’en nommer que quelques-uns. La perception du temps dans un poème (condensation, dilatation, rupture, continuité) est le produit d’une combinaison de marques qui nous mène, en tant que lecteurs, à participer au désir, au vertige, aux emballements ou au rêve dont le texte se nourrit, bref au jeu et aux enjeux du poème. C’est sous le signe de cette relation particulière que nous entendons poursuivre notre réflexion à partir d’une lecture de l’œuvre poétique de R. Desnos. Le langage poétique, comme le langage lui-même n’admet aucune définition qui soit close. La poésie de R. Desnos nous plonge dans un jeu de perturbations tant au niveau formel du langage qu’au niveau de la représentation. Ce désordre ne peut-être réduit à un désordre formel; il trouve sa justification au-delà d’une simple transgression. En s’attachant à l’organisation temporelle du texte, il est possible de dégager des dispositions particulières aux niveaux phonologique, morphologique, syntaxique mais aussi au niveau énonciatif et métaphorique du texte, tel que le temps soit reconnu comme un opérateur central dans le discours poétique et que les temps verbaux (constituent un niveau textuel ou au niveau symbolique) construisent en quelque sorte une poétique du temps, c’est-à-dire un espace de temps pour une poétique du temps. L’enjeu est donc d’amener un début de réponse à ce qui nous engage à lire encore une poésie de ce dont le langage participe pour transformer notre perception du monde et du temps par la même du langage à l’origine de cette perception.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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