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Territoire, cultures juridiques et État

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Caroline Plançon

Résumé de la communication

Même si le rapport des autochtones à leur territoire évolue, le rapport au territoire est fondamentalement un rapport personnel, d’où l’ambiguïté, de prime abord, à vouloir dissocier Territorialité et Personnalité. Plusieurs questions se posent pour nous : comment passe-t-on dans l’histoire des idées juridiques de la personnalisation à la territorialisation de la norme ? Quels ont été les enjeux politiques de ce passage conceptuel ? Ce passage est-il universel et concevable par tous et par toutes les formes d’organisation politique ? Si aujourd’hui, la question de déterritorialiser les modes de gouvernance se pose, il nous paraît important, dans une perspective de déconstruction, de revenir sur le processus de territorialisation des normes et de la gouvernance, associé au processus de construction étatique. Dans l’histoire classique des idées juridiques, trois relations classiques, celle entre territoire et droit (nomos), celle entre territoire et État, et celle entre droit et État, permettent d’analyser la situation juridico-politique à laquelle sont confrontés les autochtones au Canada dans leur relation au territoire. Introduire l’entité « État » dans nos réflexions sur le territoire nous paraît dans notre compréhension actuelle de la situation canadienne, essentiel car la question de la gouvernance autochtone du territoire renvoie intrinsèquement, du point de vue institutionnel canadien, au territoire fédéral et à la souveraineté d’un État.

Résumé du colloque

Pas particulièrement.

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

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