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Territoire et régulation politique. La quête de la région

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Guy Dufresne

Résumé du colloque

Depuis le début de ce siècle [20e], l'emprise croissante du non-sens s'est accompagnée d'une perte du sens commun. À bien des égards, ce phénomène est apparu simplement comme un progrès de la stupidité. Hannah Arendt. À l'heure de la « réingénierie » de l'État québécois, les questions territoriales locales et régionales sont brutalement remises en cause. Le repositionnement des pouvoirs publics, dans leurs rapports avec les territoires, qui constituent la base d'action de l'État, induit des transformations qui ne sont pas réductibles à des enjeux économiques. Les interactions entre les acteurs, territoriaux et centraux, appellent des modes de régulation qui nécessitent l'intervention du politique. Après avoir connu l'État providence et plus récemment l'État accompagnateur, tous deux fondés sur un rapport constant avec la société politique, c'est la forme d'un État brocanteur qui pointe à l'horizon. Une forme d'État mutant qui cherche à se dissoudre dans un centralisme autoritaire. Alors même que les enjeux inhérents à la réorganisation de l'État québécois sont de nature collective et politique, le gouvernement Charest apparaît déterminé à contrôler seul le changement qu'il initie en dehors de toute consultation des acteurs de la société civile, des forces collectives qui animent la dimension politique de la société. Ainsi les groupes communautaires et le monde associatif, les organisations syndicales et le monde du travail, sont-ils exclus de toute discussion sur la mise en forme de l'État québécois. Qu'en est-il de la région ?

Contexte

manager icon Responsables :
Juan-Luis Klein
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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