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Test sur la discrimination des diphtongues qui remet en question leur poids sociolinguistique

LS

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Laurent Sanierre

Résumé du colloque

Nous avons synthétisé 72 stimuli du mot fête dont 60 sont diphtongués à 5 degrés différents, séparés par des pas précis de variation de timbre, selon 4 durées et selon 3 formes dynamiques distinctes. Les 12 autres stimuli sont des monophthongues. 75 étudiants de phonétique et d'orthophonie-audiologie ont répondu aux questions suivantes: 1. le stimuli est-il diphtongué? 2. trouvez-vous cette prononciation naturelle dans la phrase "C'est sa fête"? Répondre de 1 à 5: 1= très, 2= assez, 3= moyennement, 4= peu, 5= pas du tout. Les résultats montrent une corrélation très étroite entre les pourcentages de diphtongaison perçue et la variation spectrale. Il en est de même pour le caractère naturel des stimuli, i.e. les stimuli les plus sont les formes perçues comme naturelles, et non les monophthongues. De plus, 11 stimuli ne sont seules les diphtongues profondes semblent être remarquées, même dans un test de libre écoute. C'est qu'il faut distinguer entre des différences de variations spectrales qui ont certes de très distincts phonologiques et celles qui ont statut de variations phonétiques. En sociolinguistique, le parler paraît très permissive, i.e. la perception paraît varier autant que la production, fait dont il faut tenir compte aussi dans la chaîne de la communication verbale.

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
host icon Hôte : Université Laval

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Titre du colloque :

Linguistique

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