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The Lady in the Lake: une caméra-œil ou un cas-mirage?

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André Gaudreault

Résumé du colloque

Le film de Robert Montgomery, réalisé en 1947, est, on le sait, un véritable cas-limite doté, pour ces raisons mêmes, d'une grande force heuristique. Son originalité réside en ceci qu'il a été tourné presque entièrement "caméra subjective". De ce fait, le film de Montgomery est, en apparence du moins, un exemple idéal de focalisation interne (Genette) et d'occultation interne (Pouillon, 1969), dont son intérêt pour les narratologues du cinéma. The Lady in the Lake est souvent cité comme un exemple de caméra-œil; c'est là justement pourquoi il mérite de façon aussi insistante la figure de l'énonciation. Il s'agira ici d'étudier la figure soi-disant de la caméra-œil, en réalité de caméra-épaule, comment la caméra n'est, en réalité, qu'un cas-mirage de subjectivité énonciative et comment le spectateur demeure - la caméra "subjective" n'est somme toute qu'un mirage, une alouette. Ceci devrait nous permettre de mettre en évidence toute la distance qui sépare l'auto-référentialité absolue de la caméra-œil de la caméra subjective. Pour ce faire, nous analyserons les différentes séquences du film impliquant, précisément, un miroir comme accessoire proliférant et centrerons donc une attention aux différents jeux de diffraction auxquels le film convie en de nombreux lieux. Nous verrons ainsi comment le cinéma américain, avec son désir souvent inouï d'intégrité, a évité le seul cas de figure cinématographique comparable au «je» de la langue sur le plan de la réflexivité: le miroir filmé de front.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Études cinématographiques
host icon Hôte : Université de Montréal

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Titre du colloque :

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