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Résumé du colloque
Depuis leur établissement dans la région du Richelieu au début du XIXe siècle, les protestants francophones ont formé un groupe social d’une grande cohésion. Ils le forment encore, sous certains aspects. L’ensemble architectural qui gravite autour de l’ancien Institut Feller présente à l’observateur les traces d’un monde, d’une communauté autonome et créative, vivant en quasi-autarcie. Celle-ci résultait non seulement d’un regroupement autour de croyances communes mais aussi de la marginalisation, de l’ostracisme, ou de la persécution qu’elle avait connu, selon les périodes.
Ainsi, autour de deux bâtiments polarisateurs, l’école et l’église, s’était élaboré un monde à petite échelle, avec de multiples édifices dont les fonctions répondaient aux besoins du quotidien. Quelque 150 ans plus tard, qu’en reste-t-il? L’Institut Feller a fermé en 1967 et fut incendié l’année suivante. Ses terres furent morcelées, les propriétés vendues, les biens aliénés. Après avoir été le fer de lance du protestantisme français au Québec, Feller semblait réduit à l’état de souvenir, d’une référence nostalgique. Il n’en restait qu’un monde de traces. Or, en dépit des silences et des paradoxes historiques, les protestants francophones sont toujours présents dans le territoire de la MRC du Haut-Richelieu. Quelle place, aujourd’hui, tiennent les traces architecturales et mémorielles de cette communauté dans le patrimoine québécois?
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