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Transformations physiques des secteurs de banlieue des années 1950, 1960 et 1970 : conceptualiser et déterminer sa nouvelle forme grâce au Collaborative Planning

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Sergio Avellan

Résumé de la communication

Les secteurs de banlieue bâtis dans les années 1950, 1960 et 1970 sont, en grande partie, l’œuvre de professionnels de l’urbanisme uniquement. Sous l’influence du "comprehensive rational planning" (Altshuler, 1965), ils ont conçu un nouveau type d’espace urbain caractérisé par des structures rationnelles et fonctionnalistes. À présent ces secteurs nécessitent une requalification (Després et Fortin, 2000) à cause des pressions intrinsèques et extrinsèques qu’ils subissent : modifications démographiques de la clientèle-cible d’origine, changement de son caractère d’origine par rapport à l’agglomération et détérioration physique de ses infrastructures. Parallèlement des approches comme le Nouvel urbanisme et le Développement durable guident les professionnels dans la conception des nouveaux secteurs localisés dans les couronnes urbaines successives. Pourtant, ces approches urbaines possèdent des notions qui peuvent guider aussi la requalification des secteurs de banlieue existants. Depuis que les aspects sociaux et psychologiques furent introduits à l’urbanisme, celui-ci n’est plus considéré comme une discipline exclusivement technique et opérationnelle. Tous les utilisateurs de l’espace urbain peuvent maintenant participer à l’élaboration de la forme urbaine (Innes, 1996). Le "Collaborative planning" (Innes, 1999; Forester, 1999) est une "théorie" qui prétend qu’il existe un "savoir irrationnel" dans les communications qui ont comme objet l’urbanisme et que c’est à cet endroit que se trouve l’essence de la planification urbaine plutôt que dans des propositions rationnelles et fonctionnalistes. Les entretiens entre experts et population sur un projet urbain, les débats lors de consultations publiques sur une modification au zonage sont des exemples de composantes du "Collaborative planning". Grâce à des techniques de collecte du "savoir" que chaque usager apporte en communiquant, il y a lieu de construire un consensus autour de la forme spatiale correspondant aux multiples intérêts et valeurs présents sur le terrain. Dans les secteurs de banlieue de la première couronne urbaine, les valeurs et les intérêts existant font surgir majoritairement le phénomène du Nimby (not-in-my-back-yard) (Pendall, 1999). Pour cette raison, le "Collaborative planning" s’avère une bonne approche pour travailler la requalification de ces secteurs. En premier lieu, un recensement des transformations préoccupant les résidants sera effectué dans le quartier d’étude : Duberger, Ville de Québec. Ce recensement sera fait avec l’aide d’une enquête en cours sur cinq secteurs de banlieue de l’agglomération de Québec (La banlieue revisitée, Després et Fortin). En deuxième lieu, ces transformations seront triées et caractérisées par l’intermédiaire des différentes formes de communication du "Collaborative planning" (audiences publiques, rencontres en groupe, entretiens entre services municipaux et citoyens). Par la suite, on travaillera la fabrication d’un consensus autour des transformations à requalifier, tout en testant l’inclusion possible des notions du Nouvel urbanisme et du Développement durable.

Contexte

news icon Domaine de la communication :
Géographie humaine et urbanisme
host icon Hôte : Université de Sherbrooke

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Thème du communication :

Géographie humaine et urbanisme

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