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Un critique de la psychologie d'Avicenne (m. 1037) : Suhrawardi (m. 1191)

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Roxanne Marcotte

Résumé du colloque

La psychologie avicennienne a connu un double développement, suivant deux grands vecteurs: l'un, aristotélicien, avec la tradition averroiste, et l'autre, plus "néoplatonicien", avec la tradition avicennienne. Suhrawardi est un représentant de la tradition "néoplatonicienne", qui, pourtant, chercha à s'en démarquer. Il s'agira donc de chercher à savoir comment Suhrawardi a interprété la psychologie d'Avicenne. Pour ce faire, il faudra identifier les positions avicenniennes adoptées par l'auteur, en plus d'évaluer les critiques qu'il adresse à celles-ci. Deux oeuvres de Suhrawardi demeurent peu étudiées; ce sont le court traité arabe, al-Lamahat, et le court traité persan, Partu-namah. Ces deux textes comprennent chacun une section entièrement dédiée à plusieurs questions de psychologie telle la nature de l'âme humaine, de ses facultés, de son accès à la connaissance, et de son immortalité. Ces deux courts textes ne peuvent être discutés sans faire appel aux positions plus personnelles et plus critiques de Suhrawardi qui se trouvent dans son oeuvre majeure, Hilanat al-Ishraq, un ouvrage traduit par H. Corbin ayant pour titre Le Livre de la sagesse orientale. Il s'agira donc, à l'aide d'une analyse de texte, de montrer comment Suhrawardi, tout en se situant dans le prolongement de la tradition avicennienne, s'est profondément démarqué de son maître à penser. Bref, il en viendra à rejeter certains principes fondamentaux de l'aristotélisme, à attribuer une place centrale à la connaissance de soi pour l'élaboration d'une métaphysique "théosophique".

Contexte

Section :
Philosophie
news icon Thème du colloque :
Philosophie
host icon Hôte : Université de Trois-Rivières

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