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Un penchant pour l'italique dans « Véra » de Villiers de l'Isle-Adam : du style à n'en pas douter

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Noële Racine

Résumé du colloque

Jean-Marie-Mathias-Philippe-Auguste comte de Villiers de l'Isle-Adam --mieux connu sous le nom de Villiers de l'Isle-Adam-- est communément tenu pour un auteur mineur, un écrivain de second plan. Toutefois, cet auteur n'en demeure pas moins un des maîtres incontestés de la littérature fantastique d'expression française, un de nos grands «inquiéteurs» au sens freudien du terme. Son labeur a donné naissance à des écrits d'une incontestable richesse, d'une irrésistible beauté --parmi lesquels nous comptons ce «petit chef-d'oeuvre» (comme se plaît à le qualifier des Esseintes, dans «À Rebours»): le conte intitulé «Véra». Intéressant à plusieurs points de vue, cette oeuvre l'est plus spécifiquement sur le plan linguistique --et a fortiori stylistique, puisqu'elle est le lieu d'une utilisation pour le moins particulière de l'italique. En effet, ce procédé, important aux niveaux quantitatif et qualitatif, teinte des termes --et même certaines occurrences de termes revenant plus d'une fois (ex.:«Elle» italique; «elle» caractères romains)-- qui, a priori, ne semblent pas appeler un tel traitement (ex.: pronom personnel, adjectif possessif). Nous nous proposons donc --et ce, à la lumière des travaux de Michael Riffaterre-- d'une part, d'examiner cet emploi singulier de l'italique en regard des fonctions que lui assigne habituellement le langage écrit; et, d'autre part, de dégager les diverses significations qu'engendre, au sein de ce texte littéraire, ce procédé purement stylistique.

Contexte

manager icon Responsables :
François Dumont
host icon Hôte : Université Laval

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