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Un transfert vers les chercheurs

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Robert Sévigny

Résumé du colloque

Il est fréquent d’envisager le transfert des connaissances comme allant du chercheur à l’acteur ou l’intervenant (ce qui ne suppose pas que le chercheur ne soit pas aussi un acteur ou un intervenant). Je me propose de renverser cette équation en posant la question : Les acteurs/intervenants (A/I) sont-il inévitablement les « receveurs » et jamais les « donneurs ». Cet argument suppose déjà une première typologie des formes de transfert : celui-ci se situe-t-il ou non dans un contexte de partenariat. Dans un contexte de partenariat, il est possible que les A/I soient à l’origine de l’objectif et de l’objet de la recherche. Les chercheurs ne font souvent que « nommer », identifier ou formaliser des processus mis en action par les pratiques des interventions. Ce travail est important, mais ne suit pas la ligne donneur–receveur. Les A/I n’ont pas toujours qu’un savoir « profane » ou de « sens commun » par comparaison au savoir « savant » du chercheur. D’ailleurs le sens commun d’aujourd’hui est souvent le sens savant d’hier. D’autant plus que les recherches portent souvent sur des pratiques d’intervenants professionnels qui ont leurs propre expérience de la recherche. Enfin, dans un contexte de relation stable et continue entre chercheurs et intervenants, les intervenants en viennent à développer un intérêt renouvelé pour la recherche et développent une activité réflexive à propos de leur propre pratique. En ce sens ils s’approprient le processus de recherche, quitte à suivre une démarche clinique plutôt que les démarches classiques en sciences humaines. Conclure que le transfert va aussi des A/I aux chercheurs ne nie en rien le rôle de ces derniers, mais me semble apporter une nuance significative.

Contexte

manager icon Responsables :
Victor Piché
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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