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Résumé du colloque
Le mot bon présente un problème sémantique intéressant : adjectif qualificatif (1) au départ, il devient un marqueur de quantité (2), un marqueur aspectuel (3) et a des emplois discursifs (4a,4), étudiés par Saint-Pierre (1992). (1) C'est un bon garçon. (2) Ça prendra une bonne heure. (3) Les fraises sont bonnes à cueillir. (4) Bon. À moi maintenant. (4a) A-Avance. B-Bon, bon! Ça va! Nous décrivons tous ces emplois. Dans le cadre de la grammaire des opérations énonciatives de Culioli, bon accomplit des opérations d'énonciation classiques : l'énonciateur valide la quantité incluse dans la notion heure (2) ou encore apporte un marque aspectuelle (3). Il reste à expliquer comment bon devient un marqueur discursif (4) ou accomplit différents actes illocutoires comme en (4a). Les valeurs aspectuelles sont dominantes : idées de transition en (4) et de terme en (4a). De cette idée de terme, on peut dériver des actes illocutoires positifs de satisfaction ou négatifs d'insatisfaction : "c'est satisfaisant/ça suffit" Une telle démarche rend compte du même coup des emplois aspectuels et discursifs de bien, correct, - ceux-ci hésitent également entre l'idée de terme et d(in)satisfaction.
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