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Résumé du colloque
Cette communication mettra en lumière les interactions qui se nouent entre les associations de jeunesse et l'État, des années 1930 au milieu des années 1960. Depuis la Crise, les divers paliers gouvernementaux mettent en place de nouvelles politiques de régulation sociale. Un certain nombre d'entre elles visent plus précisément les jeunes adultes. Sera ainsi créé le service de l'Aide à la jeunesse, en 1938, un programme québécois mis sur pied à l'issue d'une entente à frais partagés entre le gouvernement fédéral et Québec. Ce programme vise principalement à développer une meilleure gestion de la main-d'œuvre en investissant des sommes dans la formation professionnelle. Il subventionnera aussi des activités récréatives et sportives et des cours d'éducation populaire. À cette fin, le service de l'Aide à la jeunesse va non seulement s'appuyer sur divers ministères, mais aussi sur des organisme caritatifs, de même que sur des associations de jeunes qui, depuis la Crise, ne cessent de se multiplier. L'examen des archives révèle ainsi qu'un nombre croissant d'associations de jeunes vont utiliser ce programme de subventions pour offrir des activités à leurs membres ou à l'ensemble des jeunes de leur région. De plus, des formations plus spécifiques seront organisées : formation de moniteurs, d'animateurs, de leaders, de responsables de ciné-clubs, initiation aux principes coopératifs, etc. L'intervention accrue de l'État dans le champ du social semble donc permettre aux associations de jeunes de développer une citoyenneté active dans la mesure où les subventions seront utilisées pour mettre en place des activités répondant aux besoins des jeunes de leur région, tout en offrant une formation plus poussée à certains d'entre eux qui, à leur tour, pourront s'impliquer dans leur communauté. Jusqu'à quel point les projets initiés par ces associations n'influencent-elles pas, en retour, les politiques étatiques ? Ces subventions ne permettent-elles pas par ailleurs à bon nombre d'associations jeunesse de se libérer de la tutelle cléricale ? La réponse à ces questions permettra, plus globalement, de mieux cerner les caractéristiques de l'évolution de la participation civique des jeunes au fil du XXe siècle.
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