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Une plume pour écrire, une feuille à envoyer. La répression des nouvellistes à la main à Paris au XVIIIe siècle

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Mélanie Blais

Résumé de la communication

Sous l'Ancien Régime, la royauté française instaure une institution qui a comme objectif le contrôle de l'écrit sous toutes ses formes. Dans ce système de la librairie, la censure occupe une place essentielle. La liberté d'imprimer, de faire imprimer et de diffuser les idées n'existe pas. Toutefois, dans les cafés, les cabarets, les jardins publics, les logis ou aux coins des rues, les murmures volent et les plumes s'agitent, notamment grâce aux nouvellistes à la main du XVIIIe siècle parisien, qui se font les porte-étendards de l'information. C'est par différentes modalités de diffusion qu'ils transmettront leurs nouvelles à travers l'Europe. Ils deviendront une double inquiétude pour la police. D'une part, le contenu de leurs feuilles manuscrites est rarement censuré par la police avant l'envoi aux abonnés. D'autre part, les nouvellistes ne sont pas contrôlés par l'organisation corporative qui est la pierre angulaire de la structure socio-professionnelle sous l'Ancien Régime. À l'aide de sources judiciaires sur les nouvellistes parisien, nous cherchons à éclairer les différentes facettes de cette double menace qu'ils représentent aux yeux de la police : le mode d'organisation des nouvellistes en groupe, le mode de diffusion de leurs feuilles, le métier libre et le contenu de leurs nouvelles qui offrent au public de la matière nécessaire pour se créer une opinion face aux événements qui surviennent en Europe.

Contexte

Section :
Histoire
news icon Domaine de la communication :
Histoire
host icon Hôte : Université de Sherbrooke

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Thème du communication :

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